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Le docteur Robur, sa vie, son oeuvre

résumés en cinq minutes

par

Le docteur Robur.

Robur – qui n'était pas encore docteur – connut la révélation dès l'âge de 15 ans, au cours d'un voyage en tandem à Amsterdam avec son premier groupe, King Alfred (ainsi nommé d'après le titre de la première leçon du manuel d'Anglais.) Tout au long d'une folle semaine, il assista aux concerts d'une multitudes d'orchestres bizarres, et comprit: lui aussi, plus tard, il jouerait pour des clopinettes dans les arrière-salles de bistrots minables! Le groupe splita dès le retour en Belgique, deux de ses membres décidant de continuer dans la musique progressive, et donc de ne pas apprendre à jouer de leurs instruments, les deux autres, dont le jeune Robur, se consacrant au rock 'n'roll. S'ensuivirent de laborieuses séances de répétition, la fondation d'un nouveau groupe, les Betteraves sucrières, et l'apprentissage approfondi du rock en Mi, suivi, deux ans plus tard, par une nouvelle révélation: il existait d'autres tons! La Bamba se jouait en Do! Les portes du pénitencier en La mineur! Ce fut le début du succès; Robur, se roulant par terre au Festival Pop du collège, recueillit sa première ovation; une tournée dans tous les garages de ses condisciples – la mixité à l'école n'avait pas encore été inventée – suivit, trop tôt interrompue, hélas, par le départ pour l'université. A Louvain, cependant, Robur ne baissa pas les bras. Il fut guitariste dans le Henry's 5/4, orchestre expérimental, puis dans un groupe punk, Kenny Ugly and the Underdogs, tellement punk d'ailleurs qu'en trois mois d'existence il ne parvint jamais à répéter au complet. Ayant enfin mérité son surnom de « doc » - pas par ses études, mais grâce à une myopie tenace qui le contraignit à porter des lunettes – Robur participa à la longue expérience du Drakkar fantôme, où il put enfin commencer à réaliser son idéal, jouer avec un groupe bizarre dans des arrière-salles de bistrots minables, pour cinq tickets-boissons et une assiettée de spaghetti tièdes. Devenu provisoirement et par pur hasard Electric Robert, le doc connut ensuite la gloire avec Les Insortables – dont le chanteur, faut-il le rappeler à nos innombrables fans, n'était autre que Vincent Limite? -, puis avec Whisky and Women, avant de se lancer dans la production de deux albums tellement célèbres que c'est à peine si j'ose les citer ici: « Plat du Jour », un collectif dont toutes les chansons ou à peu près sont devenues des hits mondiaux, et « Youghourt Man », même commentaire. Le doc s'illustra également par la publication de quelques textes, « Arrière-monde », dans la revue « Critique et progrès », « Il regardait Caïn » dans « Phénix » et « Au-delà du langage », primé par la RTBF-Radio et publié dans le recueil « Sanguines ». Aujourd'hui, enfin, après toutes ces péripéties, le doc a eu la chance de pouvoir former, avec Djay, alias Popov, et Vincent Limite, LE super-groupe que tout le monde attendait: Steal-a-kazoo-n.Venez nombreux, nous voir et entendre dans des arrière-salles de bistrots minables! Tel est notre voeu le plus cher.





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